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Stage Prochain

Prochain Stage :Stage National à Casablanca Lé 21 Avril 2019. dirige par hanshi mazouzi abderrahim .

Histoire de Shingen Takeda

Minamito-no-yoshikyo (décédé en 1163) fils du Samouraï minamoto-no-yoshimitsu, fut le premier de cette noble caste de guerriers, à donner le nom de TAKEDA à sa propre famille. De là naîtra une lignée qui se perpétuera jusqu’à nos jours, tous descendants des minamoto.Shingen TAKEDA (1521-1573), un des descendants de cette lignée, fut un grand seigneur de ce clan. Il était maître dans l’art du maniement du sabre et autres armes blanches, il était connu sous son célèbre maxime ‘Rapide Comme le Vent, Silencieux Comme la Forêt, Mordant Comme le Feu, Immuable Comme la Montagne’.

Son désaccord et son opposition politique avec son père (Nobutora TAKEDA), poussèrent ce dernier à le déshériter au profit de son frère Nobushige TAKEDA. Puisque tel fut la décision du père, celle du fils intrépide et téméraire ne se fit point attendre : Shingen TAKEDA, à peine âgé de 22 ans, entreprend un coup d’Etat, renverse son père du pouvoir et prend sa place. Tous les vassaux approuvèrent cette initiative car personne ne semblait être d’accord avec l’autorité excessive du père. Ce dernier vivra en exil dans la province de SURUGA jusqu’à sa mort.

Shingen TAKEDA, déterminé à étendre son territoire, s’empare successivement des territoires environnants et fiefs. En 1547, il entre en guerre avec un certain KENSHIB, un conflit qui durera plus de 20 ans. La bataille de KAWANAKA-JIMA fut l’une des douloureuses pour Shingen TAKEDA, qui avait alors 41 ans, il se fut mal connaître la tactique et la stratégie de son pire ennemi Uesugi KENSHIN, que de compter sur un monde de guerriers. Les cavaliers du clan adverse encerclèrent le reste de l’armée, il ne resta que quelques centaines d’hommes avec TAKEDA.

Tandis que ses gardes du corps (HEIOSHA) tombèrent un à un, Uesugi KENSHIN, ne put résister à l’envie de pourfendre cet homme irascible, au regard impénétrable, qui restait là, assis, figé devant lui, indifférent aux propos de celui-ci. Tandis que le sabre s’abattit sur son crâne, par deux fois, Shingen TAKEDA dévia les coups à l’aide de son éventail (TESSEN) avant qu’il ne saigne du front. A ce moment, un fidèle Samouraï de TAKEDA coupa les jarres du cheval de KENSHIN.

Alertée, le gros de l’armée de TAKEDA réapparut et fit fuir le clan adverse. Cependant les deux ennemis, devenus célèbres, se respectaient mutuellement, et l’esprit de chevalerie régnait par-dessus tout.
Shingen TAKEDA fut un grand seigneur, mais un grand Samouraï avant tout. Il fut également le premier à tenter de discipliner les ‘fantassins’ (ASHIGARU) qui n’avaient ni l’esprit, ni la compétence, ni la bravoure des Samouraïs. Il fut également le premier à avoir compris la nécessité de s’armer à l’occidentale.

MIKAWA sera la dernière bataille de Shingen TAKEDA. Son imprudence, à cause du son d’une flûte qui n’était guère enchantée, le fut approcher trop près des remparts ennemis : une sentinelle le visa avec son arquebuse, toucha Shingen à la tête, lequel mourut quelque temps plus tard. Une fin stupide pour un grand homme que fut Shingen TAKEDA, à qui l’on doit encore de nos jours l’enseignement des arts martiaux de son école, restée traditionnelle et qui comporte 7 disciplines qui n’en faisaient qu’une à l ‘époque de TAKEDA, que devait maîtriser chaque Samouraï du clan : L’art de l’attaque et de la défense à mains nues (AÏKI-JUTSU ou OSHIKI-UCHI), l’art du sabre (KEN-JUTSU et IAI-JUTSU), l’art bâton (JO-JUTSU et SHUGI-JUTSU), l’art de frapper en projetant (JU-KEMPO), l’art de lancer des armes de jet (SHURI KEN-JUTSU).

La dernière volonté de Shingen TAKEDA, fut que l’on tienne le plus longtemps sa mort au grand secret, afin de ne point donner satisfaction à ses ennemis. C’est ainsi que nacquit à l’ombre du guerrier, un sosie du héros qui fit croire que celui-ci n’était point mort.
Son corps ne fut enterré que trois ans plus tard, dans le temple Eiri-Ji de Matzuzato, dans la province de Kai.


Les descendants de cette illustre famille existent toujours au Japon sans pour autant s’adonner à l’art martial de leur ancêtre.